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Love, Simon (2018)

2018-08-22T12:24:50+01:00Tags: , |

Parce qu’il reste de bout en bout ce support d’identification confortable pour le spectateur (toujours le même « I’m just like you »), Simon apparaît comme le seul personnage du film échappant à l’esprit de caricature ambiant. Ce refus de la surdétermination du héros gay permet à Love, Simon d’atteindre partiellement ce qui semble être son objectif premier : faire entrer le cinéma LGBT dans l’ère du mainstream. On peut d’ailleurs étendre ce constat au film entier. Plutôt que par l’emprunt aux genres très codifiés dont il s’empare, c’est en effet par un certain flottement générique que Greg Berlanti réussit finalement à séduire.

Hard Paint (2019)

2019-06-05T17:42:01+01:00Tags: , |

En ce sens, Neonboy n’est que l’expression redondante d’une misère et d’une solitude qu’on retrouve ailleurs dans le film, qu’il s’agisse des nombreux plans sur les grandes tours délabrées qui entourent l’appartement de Pedro, ou des promenades chronométrées que le jeune homme fait à contrecœur, pour respecter une promesse faite à sa sœur. Les scènes d’exhibition sont comme subordonnées à la morosité ambiante et, malgré la puissance esthétique de cette « tinta bruta », la couleur qu’elle tente d’apporter au film s’affadit presque aussitôt, étalée comme de la boue sur le torse de Pedro.

120 battements par minute (2017)

2018-08-24T17:51:25+01:00Tags: , , |

Tout se passe comme si l’incroyable force vitale qu’insuffle au film son groupe de personnages reléguait au second plan toute tentation documentaire, mais aussi toute recherche de compassion. A travers le personnage de Sean, séropositif et faux cynique qui prétend s’émouvoir d’un coucher de soleil avant d’éclater de rire, le film évacue (dans un premier temps) la question de la mort. Toute la place est donnée au combat, au corps-à-corps entre le groupe de militants et le virus du sida.

Théo & Hugo dans le même bateau (2016)

2018-08-22T12:30:59+01:00Tags: , |

A vouloir ainsi faire tenir en une heure et demie l'histoire d’amour tout entière, Ducastel et Martineau conçoivent des scènes qui frisent parfois la parodie. Les dialogues, franchement pénibles, entre lourdeur explicative et poésie mal dosée, renforcent cette impression.

Les Amours imaginaires (2010)

2018-08-22T12:35:22+01:00Tags: |

Alors, Les Amours imaginaires n'est-il finalement que le film d'une génération « hipsters », nostalgique et superficielle ? La réponse, une fois de plus, est non. Xavier Dolan sait porter un regard critique sur cette superficialité, en inventant des personnages pour qui l’emploi du mot « manichéen » est synonyme d’intelligence et l’admiration pour Audrey Hepburn un indice d’homosexualité.

La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2 (2013)

2018-08-22T12:39:50+01:00Tags: , |

On a beaucoup parlé de la crudité de ces images, au cœur d’une polémique mettant en cause les conditions de tournage de La Vie d’Adèle, mais c’est plutôt la longueur de la scène qui étonne, et la soudaine distance que prend le réalisateur avec ses actrices. Les corps nus d’Adèle et d’Emma sont filmés avec une objectivité, presque une froideur, qui fait rupture avec le reste du film, comme si le regard touchait à une vérité trop intangible pour être interprétée.