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Get Out (2017)

2018-08-22T12:25:04+00:00 Tags: , |

Quoi qu’il en soit, il serait dommage qu’une tendance à l’excès ou un certain mauvais goût (dont Get Out n’est pas dénué) décourage une partie de son public potentiel. Dans son outrance même, le scénario de Jordan Peele reste suffisamment arrimé à la réalité du racisme dit « ordinaire » pour offrir un film qui donne matière à réflexion et dépasse de plusieurs têtes la série B anecdotique ou « communautaire ». Le réalisateur semble avoir posé un regard lucide non seulement sur son sujet, mais aussi sur son budget et sa propre liberté d’artiste, avant de se choisir ce cadre restreint dont il tire à l’évidence le meilleur.

Le Silence des agneaux (1991)

2018-08-26T23:33:50+00:00 Tags: , , , |

Hannibal Lecter (et le film avec lui) ne cesse de jouer sur cet effet de miroir qui nous encourage à tout moment à replier le récit sur lui-même pour voir se superposer le début et la fin, mais aussi la victime et le bourreau, l’un confortant l’autre dans sa nature profonde. Si la vitre de la cellule où est enfermé Lecter constitue d’abord une barrière et un gage de sécurité, elle devient donc vite un axe de symétrie qui rapproche les figures du bien et du mal, bien plus qu’elle ne les sépare. D’ailleurs, les grillages et les camisoles de force, tels que les montre Demme, n’ont jamais rien de rassurant.

Paranoïa (2018)

2018-08-27T19:27:10+00:00 Tags: , , |

Dans une année où les festivals et cérémonies se sont emparés les uns après les autres du phénomène #MeToo, Paranoïa (présenté à la Berlinale) bénéficie d’un certain effet d’à-propos, mais n’offre sans doute pas le regard le plus subtil sur la question du harcèlement. Au contraire, le face-à-face final entre la victime et son bourreau relève d’un parti pris d’outrance qui frise le comique (involontaire ?) et achève de faire de Paranoïa un film moins inquiétant dans son déroulement que dans ses prémices.

Rosemary’s Baby (1968)

2018-08-22T12:33:15+00:00 Tags: , |

Ce que le réalisateur met en scène, c’est l’avancée inéluctable vers ce « mal » dont on a vite compris qu’il n’était séparé de nous que par une mince cloison. A quel moment le doute doit-il laisser place à la franche terreur? Telle semble être la véritable question. Vu sous cet angle, Rosemary’s Baby est peut-être moins un film à suspense que le reflet tourmenté d’une décennie inquiète des changements sociétaux qui la secouent.