Berlinale2018

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Paranoïa (2018)

2018-08-27T19:27:10+01:00Tags: , , |

Dans une année où les festivals et cérémonies se sont emparés les uns après les autres du phénomène #MeToo, Paranoïa (présenté à la Berlinale) bénéficie d’un certain effet d’à-propos, mais n’offre sans doute pas le regard le plus subtil sur la question du harcèlement. Au contraire, le face-à-face final entre la victime et son bourreau relève d’un parti pris d’outrance qui frise le comique (involontaire ?) et achève de faire de Paranoïa un film moins inquiétant dans son déroulement que dans ses prémices.

Hard Paint (2019)

2019-06-05T17:42:01+01:00Tags: , |

En ce sens, Neonboy n’est que l’expression redondante d’une misère et d’une solitude qu’on retrouve ailleurs dans le film, qu’il s’agisse des nombreux plans sur les grandes tours délabrées qui entourent l’appartement de Pedro, ou des promenades chronométrées que le jeune homme fait à contrecœur, pour respecter une promesse faite à sa sœur. Les scènes d’exhibition sont comme subordonnées à la morosité ambiante et, malgré la puissance esthétique de cette « tinta bruta », la couleur qu’elle tente d’apporter au film s’affadit presque aussitôt, étalée comme de la boue sur le torse de Pedro.

Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot (2018)

2019-04-23T16:57:16+01:00Tags: , |

Le principal défaut du film réside dans ce premier degré qui consiste à offrir au personnage un cadre narratif censé lui ressembler. Dès lors, on attend davantage le moment où une scène interrompue trouvera sa suite que celui où John trouvera la sérénité. Le centre d’attention devient le récit lui-même, plus que le personnage, qui se trouve étrangement éclipsé par ce dispositif un brin poseur. La dramatisation qu’impose ce montage impressionniste peut même paraître malsaine quand l’accident lui-même devient l’objet d’un effet d’attente assez malvenu.

La Prière (2018)

2018-08-24T17:45:41+01:00Tags: , |

L’une des plus grandes réussites de La Prière est la place accordée à la nature et à ses paysages grandioses. Les nombreux plans larges sur la montagne, tantôt enneigée tantôt ensoleillée, inscrivent le passage des saisons au cœur même du scénario. Leur rythme devient une alternative possible à celui des prières. C’est là aussi que loge la versatilité du film, qui accueille sans ironie l’ardeur chrétienne de Thomas tout en ouvrant la porte à une interprétation plus profane de sa rédemption comme un simple retour aux sources.