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Accueil 2018-08-21T19:45:24+00:00

L’Oncle Buck (1989)

Mais ici, à la différence des films précédents, la trame du teen movie est légèrement mise à l’écart pour laisser place à celui qui occupe le centre du film et lui donne même son titre: Uncle Buck. Imposant par la taille et la silhouette, mais aussi par ses manières peu orthodoxes, sa voix tonitruante et une voiture qui ne passe pas inaperçue, Oncle Buck est un personnage typiquement 90´s, tel qu’on en retrouvera dans les grands divertissements familiaux de la décennie.

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WALL-E (2008)

Le pari vertigineux consistant à se servir de la technologie pour humaniser un robot lui-même inventé de toutes pièces par une équipe de scénaristes, est donc remporté haut la main. La première partie du film est un morceau de bravoure qui accumule les trouvailles de mise en scène et les trésors visuels à un rythme ininterrompu, avec en plus cette qualité rêveuse et poétique que donne l’absence de dialogues. Le ballet des corps d’Eve et de WALL-E, au milieu d’une terre désertée par les hommes et couverte de déchets, est ce que le film propose de plus intéressant.

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Mirage de la vie (1959)

Il faut attendre la fin du film pour comprendre que ce personnage de femme noire, dont l’histoire semble secondaire, est en réalité la raison d’être de Mirage de la vie. C’est toute la force de ce mélodrame que de faire grandir le personnage d’Annie de manière totalement imperceptible, de la faire entrer dans la lumière sans la sortir de l’ombre, et de réussir à filmer pendant deux heures un personnage noir tout en mettant en scène l’effacement auquel le voue le racisme d’une société et de son cinéma. Le représenter, en quelque sorte, à l'intérieur même du défaut de représentation dont il souffre.

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Paranoïa (2018)

Dans une année où les festivals et cérémonies se sont emparés les uns après les autres du phénomène #MeToo, Paranoïa (présenté à la Berlinale) bénéficie d’un certain effet d’à-propos, mais n’offre sans doute pas le regard le plus subtil sur la question du harcèlement. Au contraire, le face-à-face final entre la victime et son bourreau relève d’un parti pris d’outrance qui frise le comique (involontaire ?) et achève de faire de Paranoïa un film moins inquiétant dans son déroulement que dans ses prémices.

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Tinta Bruta (2018)

En ce sens, Neonboy n’est que l’expression redondante d’une misère et d’une solitude qu’on retrouve ailleurs dans le film, qu’il s’agisse des nombreux plans sur les grandes tours délabrées qui entourent l’appartement de Pedro, ou des promenades chronométrées que le jeune homme fait à contrecœur, pour respecter une promesse faite à sa sœur. Les scènes d’exhibition sont comme subordonnées à la morosité ambiante et, malgré la puissance esthétique de cette « tinta bruta », la couleur qu’elle tente d’apporter au film s’affadit presque aussitôt, étalée comme de la boue sur le torse de Pedro.

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Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot (2018)

Le principal défaut du film réside dans ce premier degré qui consiste à offrir au personnage un cadre narratif censé lui ressembler. Dès lors, on attend davantage le moment où une scène interrompue trouvera sa suite que celui où John trouvera la sérénité. Le centre d’attention devient le récit lui-même, plus que le personnage, qui se trouve étrangement éclipsé par ce dispositif un brin poseur. La dramatisation qu’impose ce montage impressionniste peut même paraître malsaine quand l’accident lui-même devient l’objet d’un effet d’attente assez malvenu.

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