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Adults in the Room (2019)

2019-12-07T22:38:59+01:00Mots-clés : , , , , |

Les enregistrements auxquels Costa-Gavras a eu accès sont sans doute pour beaucoup dans le brio avec lequel il parvient à rendre le surréalisme de ces débats, car aussitôt que sa caméra quitte la salle de réunion, l’illusion comique s’effondre et entraîne dans sa chute toute la crédibilité du récit. Le réalisateur cesse alors de mimer la réalité et commence à la singer, comme avec ce casting de sosies qui provoque les rires de la salle lorsqu’apparaît à l’écran « Emmanuel », un jeune ministre de l’économie promis à un brillant avenir.

Chambre 212 (2019)

2019-12-08T00:35:48+01:00Mots-clés : , , , , , , , , |

Si l’artifice n’en vient jamais à étouffer la vérité des personnages et de leurs relations, c’est aussi qu’il souffle sur Chambre 212 un vent de légèreté et de drôlerie assez inédit dans la filmographie d’Honoré, plus volontiers perçu comme un cinéaste cérébral que comme un amuseur public. A y regarder de plus près, la loufoquerie a toujours fait partie de son univers et l’humour entrait déjà par petites touches dans Plaire, aimer et courir vite, principalement grâce au jeu et au phrasé très particuliers de l’irrésistible Vincent Lacoste. Chambre 212 va plus loin encore, au point que la comédie l’emporte assez nettement sur le mélodrame.

Under The Silver Lake (2018)

2019-12-06T12:21:30+01:00Mots-clés : , , , , |

Que reste-t-il donc, en définitive, d’Under The Silver Lake, une fois le jeu de pistes terminé et le film livré à lui-même et aux comparaisons avec ses modèles ? Force est de constater que, malgré la virtuosité de Mitchell, ce troisième long-métrage n’est pas tout à fait à la hauteur de ses ambitions. Pour commencer, contrairement à Ellis, Lynch ou Araki, il échoue en partie à capter l’air du temps. Quoi de différent entre la jeunesse de Moins que zéro et celle d’Under The Silver Lake ? Pas grand-chose, serait-on tenté de conclure.

Love, Simon (2018)

2019-11-28T16:46:25+01:00Mots-clés : , , , |

Parce qu’il reste de bout en bout ce support d’identification confortable pour le spectateur (toujours le même « I’m just like you »), Simon apparaît comme le seul personnage du film échappant à l’esprit de caricature ambiant. Ce refus de la surdétermination du héros gay permet à Love, Simon d’atteindre partiellement ce qui semble être son objectif premier : faire entrer le cinéma LGBT dans l’ère du mainstream. On peut d’ailleurs étendre ce constat au film entier. Plutôt que par l’emprunt aux genres très codifiés dont il s’empare, c’est en effet par un certain flottement générique que Greg Berlanti réussit finalement à séduire.