Coups de coeur

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120 battements par minute (2017)

2019-10-31T19:24:52+01:00Tags: , , |

Tout se passe comme si l’incroyable force vitale qu’insuffle au film son groupe de personnages reléguait au second plan toute tentation documentaire, mais aussi toute recherche de compassion. A travers le personnage de Sean, séropositif et faux cynique qui prétend s’émouvoir d’un coucher de soleil avant d’éclater de rire, le film évacue (dans un premier temps) la question de la mort. Toute la place est donnée au combat, au corps-à-corps entre le groupe de militants et le virus du sida.

Rosemary’s Baby (1968)

2019-10-31T19:26:53+01:00Tags: , |

Ce que le réalisateur met en scène, c’est l’avancée inéluctable vers ce « mal » dont on a vite compris qu’il n’était séparé de nous que par une mince cloison. A quel moment le doute doit-il laisser place à la franche terreur? Telle semble être la véritable question. Vu sous cet angle, Rosemary’s Baby est peut-être moins un film à suspense que le reflet tourmenté d’une décennie inquiète des changements sociétaux qui la secouent.

La Guerre des mondes (2005)

2019-10-31T19:26:48+01:00Tags: , , |

La façon dont la petite Rachel se barricade régulièrement derrière ses bras croisés pour affronter des situations toujours plus traumatisantes reflète bien cet amenuisement du domaine de l’humanité et ce lent glissement vers la barbarie qui sous-tendent le propos du film.

La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2 (2013)

2019-10-31T19:25:36+01:00Tags: , |

On a beaucoup parlé de la crudité de ces images, au cœur d’une polémique mettant en cause les conditions de tournage de La Vie d’Adèle, mais c’est plutôt la longueur de la scène qui étonne, et la soudaine distance que prend le réalisateur avec ses actrices. Les corps nus d’Adèle et d’Emma sont filmés avec une objectivité, presque une froideur, qui fait rupture avec le reste du film, comme si le regard touchait à une vérité trop intangible pour être interprétée.

Blue Jasmine (2013)

2019-10-31T19:25:43+01:00Tags: |

Sous un emballage qui demeure familier, Blue Jasmine exhale une gravité inédite et donne un coup de frais à une filmographie qui, depuis Whatever works, s’enfonçait dangereusement dans la routine. Le crû 2009 nous avait administré une leçon typiquement allenienne, sous la forme d'un "happy end" en demi-teinte, que résumait parfaitement le titre du film ("le tout, c’est que ça marche").