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Retrouvez sur cette page toutes les critiques de films américains.

Paranoïa (2018)

2018-08-27T19:27:10+01:00Tags: , , |

Dans une année où les festivals et cérémonies se sont emparés les uns après les autres du phénomène #MeToo, Paranoïa (présenté à la Berlinale) bénéficie d’un certain effet d’à-propos, mais n’offre sans doute pas le regard le plus subtil sur la question du harcèlement. Au contraire, le face-à-face final entre la victime et son bourreau relève d’un parti pris d’outrance qui frise le comique (involontaire ?) et achève de faire de Paranoïa un film moins inquiétant dans son déroulement que dans ses prémices.

Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot (2018)

2019-04-23T16:57:16+01:00Tags: , |

Le principal défaut du film réside dans ce premier degré qui consiste à offrir au personnage un cadre narratif censé lui ressembler. Dès lors, on attend davantage le moment où une scène interrompue trouvera sa suite que celui où John trouvera la sérénité. Le centre d’attention devient le récit lui-même, plus que le personnage, qui se trouve étrangement éclipsé par ce dispositif un brin poseur. La dramatisation qu’impose ce montage impressionniste peut même paraître malsaine quand l’accident lui-même devient l’objet d’un effet d’attente assez malvenu.

Retour vers le futur (1985)

2019-04-23T16:36:11+01:00Tags: , |

Ainsi résumé, Retour vers le futur est tout sauf le film à l'esprit anarchiste que son esthétique foutraque et son héros rockeur et vaguement rebelle pourraient laisser attendre. Malgré sa jeunesse et son insouciance, Marty est avant tout habité par le souci de sa propre conservation. Tout juste s’autorise-t-il un solo de guitare électrique face à une assistance de lycéens médusés, plus habituée aux ballades pop qu’à l’énergie débridée du rock. Pour le reste, il s’agit de remettre de l’ordre dans le cours des choses pour les replacer dans le droit chemin.

The Social Network (2010)

2018-08-22T13:07:27+01:00Tags: , |

Du personnage de Zuckerberg, pour qui la propriété intellectuelle ou le devoir d’amitié semblent constituer des notions assez vagues, émane pourtant quelque chose de profondément anti-romanesque, une vision nivellatrice du monde contraire à la notion même de drame. Zuckerberg, dans The Social Network, apparaît comme l’archétype du antihéros, socialement inadapté, toujours recroquevillé sur lui-même, murmurant sa pensée ou débitant à toute vitesse des monologues dépourvus d’affect. Mais c’est précisément en soulignant cette vitesse que Fincher insuffle au personnage et au film une énergie romanesque.

Midnight Special (2016)

2018-09-04T12:07:33+01:00Tags: , |

L’imaginaire d’Alton dévore littéralement le film, comme ces brusques éclairs lumineux que projettent ses yeux et qui recouvrent l’écran d’une blancheur aveuglante. Le petit garçon tient les rênes d’un scénario qu’il fait tour à tour bifurquer vers la traque policière, le fantastique, la science-fiction, le film d’horreur ou encore le drame familial.

Sicario (2015)

2019-04-23T16:52:19+01:00Tags: |

Finalement, le réalisateur se rabat le plus souvent sur l’esthétique propre à ce cinéma de la terreur, faite de lents travellings et de légers ralentis, appuyés ici par la musique lancinante et les brusques embardées des cordes de Johann Johannsonn. Une alternance de moments d’attente angoissée et de coups d’éclat portée au comble de son efficacité par le Dark Knight de Christopher Nolan en 2007, et qui montre ici des signes de fatigue, mécanique trop bien huilée de la surenchère feutrée.

La Nuit nous appartient (2007)

2018-08-22T12:33:02+01:00Tags: , |

Comme les films précédents, La Nuit nous appartient repose sur l’idée sous-jacente que les conséquences de nos actions sont moins décisives que celles de notre inaction. Le scénario tire jusqu’au bout le fil de cette maxime pour mettre en œuvre un univers dramatique dont l’originalité tient aux dimensions microscopiques que prennent parfois les ressorts dramatiques, littéralement réduits à un souffle.

Rosemary’s Baby (1968)

2018-08-22T12:33:15+01:00Tags: , |

Ce que le réalisateur met en scène, c’est l’avancée inéluctable vers ce « mal » dont on a vite compris qu’il n’était séparé de nous que par une mince cloison. A quel moment le doute doit-il laisser place à la franche terreur? Telle semble être la véritable question. Vu sous cet angle, Rosemary’s Baby est peut-être moins un film à suspense que le reflet tourmenté d’une décennie inquiète des changements sociétaux qui la secouent.

Cendrillon (2015)

2019-04-23T16:51:31+01:00Tags: |

Dans l’exercice périlleux de l’adaptation, Cendrillon s’en sort donc avec les honneurs, mais sans éclat. On se demande parfois ce qui l’empêche de sombrer définitivement dans le kitsch ou la peinture rétrograde du bonheur féminin. Peu de choses en fait. Un peu d’humour et d’ironie d’abord, qui permettent au scénario de ne pas se noyer dans les bons sentiments.

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