Hugo Mattias

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About Hugo Mattias

Passionné de cinéma et de littérature, j'ai cofondé le site Espace-Critique en 2013. J'écris régulièrement des critiques de films, mais il m'arrive aussi de chroniquer des romans ou des séries. Parmi mes références, on trouve David Lynch, Woody Allen, Mankiewicz ou encore John Carpenter.

Hard Paint (2019)

2019-06-05T17:42:01+01:00Tags: , |

En ce sens, Neonboy n’est que l’expression redondante d’une misère et d’une solitude qu’on retrouve ailleurs dans le film, qu’il s’agisse des nombreux plans sur les grandes tours délabrées qui entourent l’appartement de Pedro, ou des promenades chronométrées que le jeune homme fait à contrecœur, pour respecter une promesse faite à sa sœur. Les scènes d’exhibition sont comme subordonnées à la morosité ambiante et, malgré la puissance esthétique de cette « tinta bruta », la couleur qu’elle tente d’apporter au film s’affadit presque aussitôt, étalée comme de la boue sur le torse de Pedro.

Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot (2018)

2019-04-23T16:57:16+01:00Tags: , |

Le principal défaut du film réside dans ce premier degré qui consiste à offrir au personnage un cadre narratif censé lui ressembler. Dès lors, on attend davantage le moment où une scène interrompue trouvera sa suite que celui où John trouvera la sérénité. Le centre d’attention devient le récit lui-même, plus que le personnage, qui se trouve étrangement éclipsé par ce dispositif un brin poseur. La dramatisation qu’impose ce montage impressionniste peut même paraître malsaine quand l’accident lui-même devient l’objet d’un effet d’attente assez malvenu.

La Prière (2018)

2018-08-24T17:45:41+01:00Tags: , |

L’une des plus grandes réussites de La Prière est la place accordée à la nature et à ses paysages grandioses. Les nombreux plans larges sur la montagne, tantôt enneigée tantôt ensoleillée, inscrivent le passage des saisons au cœur même du scénario. Leur rythme devient une alternative possible à celui des prières. C’est là aussi que loge la versatilité du film, qui accueille sans ironie l’ardeur chrétienne de Thomas tout en ouvrant la porte à une interprétation plus profane de sa rédemption comme un simple retour aux sources.

Retour vers le futur (1985)

2019-04-23T16:36:11+01:00Tags: , |

Ainsi résumé, Retour vers le futur est tout sauf le film à l'esprit anarchiste que son esthétique foutraque et son héros rockeur et vaguement rebelle pourraient laisser attendre. Malgré sa jeunesse et son insouciance, Marty est avant tout habité par le souci de sa propre conservation. Tout juste s’autorise-t-il un solo de guitare électrique face à une assistance de lycéens médusés, plus habituée aux ballades pop qu’à l’énergie débridée du rock. Pour le reste, il s’agit de remettre de l’ordre dans le cours des choses pour les replacer dans le droit chemin.

La Femme d’à côté (1981)

2018-08-22T13:56:43+01:00Tags: , |

Derrière son aspect parfois un peu daté, la profonde modernité de La Femme d'à côté réside dans cette façon d’aborder le tabou de la dépression. On pourra ainsi voir dans le personnage de Mathilde l’une des rares représentations nuancées de cette maladie et de son rapport à la place faite aux femmes dans la société.

120 battements par minute (2017)

2018-08-24T17:51:25+01:00Tags: , , |

Tout se passe comme si l’incroyable force vitale qu’insuffle au film son groupe de personnages reléguait au second plan toute tentation documentaire, mais aussi toute recherche de compassion. A travers le personnage de Sean, séropositif et faux cynique qui prétend s’émouvoir d’un coucher de soleil avant d’éclater de rire, le film évacue (dans un premier temps) la question de la mort. Toute la place est donnée au combat, au corps-à-corps entre le groupe de militants et le virus du sida.

The Social Network (2010)

2018-08-22T13:07:27+01:00Tags: , |

Du personnage de Zuckerberg, pour qui la propriété intellectuelle ou le devoir d’amitié semblent constituer des notions assez vagues, émane pourtant quelque chose de profondément anti-romanesque, une vision nivellatrice du monde contraire à la notion même de drame. Zuckerberg, dans The Social Network, apparaît comme l’archétype du antihéros, socialement inadapté, toujours recroquevillé sur lui-même, murmurant sa pensée ou débitant à toute vitesse des monologues dépourvus d’affect. Mais c’est précisément en soulignant cette vitesse que Fincher insuffle au personnage et au film une énergie romanesque.

Théo & Hugo dans le même bateau (2016)

2018-08-22T12:30:59+01:00Tags: , |

A vouloir ainsi faire tenir en une heure et demie l'histoire d’amour tout entière, Ducastel et Martineau conçoivent des scènes qui frisent parfois la parodie. Les dialogues, franchement pénibles, entre lourdeur explicative et poésie mal dosée, renforcent cette impression.

Midnight Special (2016)

2018-09-04T12:07:33+01:00Tags: , |

L’imaginaire d’Alton dévore littéralement le film, comme ces brusques éclairs lumineux que projettent ses yeux et qui recouvrent l’écran d’une blancheur aveuglante. Le petit garçon tient les rênes d’un scénario qu’il fait tour à tour bifurquer vers la traque policière, le fantastique, la science-fiction, le film d’horreur ou encore le drame familial.

Le Braqueur, la dernière course (2010)

2019-04-23T16:51:41+01:00Tags: , |

Car c’est bien à cela que s’intéresse d’abord Benjamin Heisenberg : la course. La dimension tragique de ce perpétuel mouvement vers l’avant est sans doute ce que le réalisateur tire de plus beau du fait divers qu’il adapte. Dans son implacable progression, le scénario du Braqueur est une réplique directe à la farouche détermination de son héros.

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